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« Vous venez d’assister à l’exposé de la nouvelle stratégie du pôle Media. Ce projet de transformation de ce pôle Media, j’y adhère à 100% car il contient à la fois des actions de relance qui permettront de mieux soutenir l’activité des paris et des mesures d’économies fortes pour financer ces développements. La mise en œuvre de ce plan implique aussi une nouvelle manière de travailler puisqu’il embarque toutes les composantes de l’Institution participant à la production et la diffusion des images.
C’est avec une même approche globale que j’aborde la délicate question de la trajectoire financière de France Galop depuis mon élection. Les comptes 2016 que vous avez approuvés viennent confirmer que nous devons prendre des mesures à la hauteur de la situation pour assurer la pérennité de nos courses. Et il me parait essentiel que le Comité de France Galop soit étroitement associé aux orientations que nous envisageons pour retrouver l’équilibre de nos comptes, seul garant de notre avenir.
Un mot tout d’abord sur les enjeux qui demeurent le véritable carburant de notre économie. Le premier semestre montre quelques signes encourageants avec un chiffre d’affaire en légère hausse par rapport à l’an dernier. Après plusieurs années de baisse, c’est un motif de relative satisfaction. Le lancement du Simple Jackpot dépasse les objectifs et les scores des lancements précédents, les enjeux online progressent après une année 2016 compliquée par la séparation des masses et l’international poursuit sa croissance à deux chiffres. Les enjeux au galop progressent de 5.4% alors que ceux du Trot reculent de -2.7%. La nette amélioration de la situation des partants, malgré des effectifs en diminution de 3%, contribue grandement à l’augmentation des enjeux. Les réformes entreprises sur le programme de 2 et 3 ans portent leurs fruits avec une baisse de 43% du nombre de courses à moins de 8 partants.
Malgré des enjeux mieux orientés, le produit brut des jeux, notre « marge », ne progresse pas, notamment en raison d’un nouveau recul de l’activité dans les points de vente. Il ne faut pas attendre de rebond du résultat net pour cette année.
Le plan d’économies de 10 millions d’euros engagé par France Galop est donc plus que jamais nécessaire et son plan de marche est respecté avec, pour 2017 :
Parallèlement, nous maintenons le cap sur les efforts de rationalisation de notre organisation :
J’ai toujours été clair sur le fait qu’un plan d’économies de 10 millions est insuffisant lorsqu’on en perd 30 et que le résultat du PMU s’annonce stable à très court terme. Il faut donc aller plus loin sur le périmètre propre de France Galop. Il faut aussi être capable de challenger les principales lignes de notre compte d’exploitation.
S’agissant de France Galop, d’autres voies complémentaires au plan d’économies engagé doivent être explorées :
Sur les services partagés entre France Galop et le Trot :
En complément de ces différents plans d’économies, j’ai l’intention d’entreprendre des discussions avec les partenaires concernés sur les Fonds Equitation et Eperon qui représentent respectivement € 7.8 millions et €5.0 millions en 2016 :
Il y a quelques mois, j’ai également demandé au titre de Président de la Fédération Nationale des Courses Hippiques, et en accord avec Dominique de Bellaigue, que l’on travaille à une évolution du régime commun des sociétés premium ainsi qu’au cas particulier des sociétés régionales bénéficiant encore aujourd’hui d’un taux dérogatoire. La rémunération globale des sociétés organisant des courses premium s’élève à €29 millions pour France Galop.
L’ensemble des actions que je viens de vous décrire doivent alléger les charges de France Galop d’au moins 25 millions d’euros d’ici 2019 mais si le résultat du PMU reste en l’état, ces économies pourraient s’avérer insuffisantes.
C’est pourquoi, maintenant qu’un nouveau gouvernement est en place, nous devons engager sans tarder les discussions avec l’Etat.
L’enjeu principal, c’est bien évidemment la fiscalité sur les paris hippiques. Nous l’avons souvent rappelé au sein de ce Comité : la principale conséquence de la loi de 2010 d’ouverture des paris en ligne a surtout été le cadeau fait à la Française des Jeux de bénéficier d’un monopole sur les paris sportifs dans le réseau de points de vente. En 6 ans, 1 milliard d’euros de paris hippiques a ainsi été transféré sur les paris sportifs dans ce réseau physique, provoquant le déséquilibre de notre filière. Ce que nous allons plaider, c’est donc la mise en œuvre d’une politique des jeux cohérente au niveau de l’Etat et un réaménagement de la fiscalité des paris hippiques offline, tout en faisant valoir l’ensemble des efforts consentis par les acteurs des courses pour réduire nos frais de fonctionnement.
C’est donc clairement avec l’objectif de trouver un nouvel accord gagnant-gagnant que le Président du Trot et moi-même allons engager ces discussions. Un accord qui permet aux sociétés-mères de retrouver l’équilibre financier, sans toucher aux encouragements, et qui offre la perspective à un Etat déficitaire de récolter les fruits de son investissement, une fois la croissance revenue.
Néanmoins, ma responsabilité ainsi que celle des administrateurs, est de préparer France Galop et les acteurs de nos courses à tous les scenarios, y compris les moins favorables. C’est la raison pour laquelle, j’ai voulu aborder la question des encouragements dès le début de cette année.
J’ai ainsi demandé aux différentes associations professionnelles représentées au sein du Conseil d’administration, ainsi qu’aux membres associés, de formuler des propositions de diminution de l’enveloppe d’encouragements de €282 millions tenant compte du déficit structurel de France Galop d’une trentaine de millions.
Ces propositions ont été analysées, et à l’occasion de deux séances de travail lors des Conseils de mai et de la semaine dernière, les administrateurs de France Galop ont voté un plan de baisse des encouragements pouvant aller jusqu’à 25 millions d’euros. Nous avons agi par anticipation dans le cas où les négociations avec l’Etat n’aboutiraient pas au résultat escompté. Je l’ai souhaité ainsi pour ne pas devoir entreprendre une telle réflexion à l’automne, dans la précipitation et l’absence totale de sérénité.
C’est aussi parce qu’aucune décision de mise en œuvre ne sera prise tant que nous n’aurons pas été au bout des discussions avec l’Etat que j’ai souhaité ne pas en dévoiler le détail. Rien ne sert de débattre d’un catalogue de mesures qui pourraient ne pas être activées. Si nous devions en arriver là, ce plan serait évidemment présenté dans tous ses détails en temps voulu.
Néanmoins, je tiens à rassurer toutes celles et ceux qui y sont attachés que les fondamentaux de notre politique d’encouragements seront, quoiqu’il advienne, respectés :
L’exercice est difficile puisqu’avec moins de ressources, nous devons maintenir les effectifs à niveau pour remplir nos courses et assurer la recette tout en consolidant la valeur sportive de notre programme et sa compétitivité sur la scène internationale. C’est cette excellence sportive, dans les deux disciplines, qui créé de la valeur pour les propriétaires, les éleveurs et les entraîneurs.
Enfin, comme je l’ai déjà indiqué au lendemain du conseil d’administration de lundi dernier, un tel plan serait assorti d’une clause de retour à meilleure fortune. Autrement dit, les fruits de l’amélioration des résultats du PMU, au-delà des objectifs fixés, viendront servir en priorité l’augmentation des encouragements.
Vous m’avez élu pour remettre France Galop, alors déficitaire de 45 millions d’euros, sur les bons rails. C’est une mission difficile et sa réussite est l’affaire de tous : vous voyez que les encouragements ne seront pas une variable d’ajustement « facile » venant palier les déficiences de gestion de l’Institution. Non, les efforts demandés sont collectifs et je suis et resterai extrêmement vigilant à ce que le partage de ces efforts entre les salariés de l’Institution, les sociétés de courses et fédérations régionales et les socioprofessionnels soit le plus équitable possible. »