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Historique du Guiche : Une filière revisitée

Mai, Chantilly

Prix de Guiche

 

Groupe 3, Poulains entiers et hongres de 3ans, 1 800 mètres, 56 000 €

Créé en 1865

 

Tenante du titre : Chachnak (M3, FRA par Kingman et Tamazirte, par Danehill Dancer), appartenant à l’écurie La Vallée Martigny et l’écurie du Loup, élevé par l’écurie La Vallée Martigny et l’écurie des Mouettes, entraîné par Fabrice Vermeulen, monté par Mickaël Barzalona.

Temps record : 1’49 »1 par Absolutely Yes en 2011.

 

La course se déroule en 2021 pour la 152ème fois

 

L’édition 2020

Mercredi 10 juin 2020, Chantilly. – Non-partant quatre jours plus tôt du prix Greffulhe (Gr2), Chachnak (Kingman) a fait sien le prix de Guiche (Gr3), qui s’est achevé sur une arrivée groupée puisque cinq des six concurrents ont passé le poteau sur une longueur tandis que le sixième, San Fabrizio (Siyouni) n’a jamais pu s’exprimer. Hurricane Cloud (Frankel) s’est montré très accrocheur en tête et il garde la deuxième place devant Another Sky (Le Havre), méritant dans une course qui n’a pas favorisé les attentistes.

Décidément, la sélection ne coule pas de source et l’endroit où elle a lieu ne détermine pas forcément sa qualité. Telle est la magie des courses que les réponses aux questions les plus simples sont parfois compliquées !

Chachnak, qui porte le nom d’un pharaon, n’est cependant pas né de la dernière pluie et son style a séduit. Sa mère Tamazirte (Danehill Dancer) a terminé deuxième de la Poule d’Essai des Pouliches (Gr1) et du prix de Diane (Gr1). Il a cependant été racheté pour 95 000 € yearling aux ventes de Deauville et a démarré en fanfare sa carrière puisqu’il a gagné pour ses débuts dans un maiden à Vichy. Il a confirmé ensuite dans une course de Classe 1 sur ce même hippodrome. Sixième du Qatar prix Jean-Luc Lagardère (Gr1) puis dans une Listed marseillaise, il a terminé troisième pour sa rentrée et dans le prix La Force (Gr3), à 3 longueurs d’Océan Atlantique, lauréat depuis du prix de Suresnes (L).

Il est engagé dans le prix du Jockey Club (Gr1).

Chachnak a été élevé par l’écurie La Vallée Martigny et l’écurie du Loup, il court sous les couleurs de la première, associée à l’écurie des Mouettes.

Historique

Cette course, dédiée à la mémoire d’un homme de cheval célèbre, remonte à 1865. Elle remplaça un « prix spécial (4ème classe) » disputé sur 2 000 mètres lors de la première réunion de printemps à Longchamp. Rapidement, il rassembla de bons poulains de 3 ans ayant des ambitions classiques. A l’origine fixée à 2 000 mètres, la distance du prix de Guiche a subi différentes modifications, tout en demeurant voisine des deux kilomètres, et elle s’est fixée sur 1 800 mètres en 2005, pour mieux préparer au prix du Jockey Club (Gr1), raccourci la même année.

Par suite de la guerre le prix de Guiche ne fut pas couru en 1871 et de 1915 à 1918. Il fut disputé pour la première fois à Chantilly en 2005. Jusqu’alors, il avait eu Longchamp pour théâtre, à l’exception de deux années de guerre, 1944 et 1945, quand il avait trouvé refuge à Maisons-Laffitte.

Bon nombre de lauréats du prix de Guiche ont justifié les ambitions classiques de leurs propriétaires. Parmi eux, on relève au sommet, les vainqueurs des courses suivantes :

  • Prix du Jockey Club : Consul (1869), Revigny (1872), Boïard (1873), Frontin (1883), Little Duck (1884), Reluisant (1885), Ermak (1891), Retz (1902), Negofol (1909), Ardan (1944), Scratch (1950), Sicambre (1951), Top Ville (1979), Lawman (2007), Almanzor (2016).
  • Derby d’Epsom : Relko (1963).
  • Grand prix de Paris : Boïard (1873), Saint-Christophe (1877), Frontin (1883), Little Duck (1884), Nuage (1910), Sicambre (1951), Homme de Loi (1992), Millkom (1994), Valanour (1995), Behkabad (2010).
  • Prix de l’Arc de Triomphe : Saint Crespin (1959), Vaguely Noble (1968).

Antoine de Guiche (1789-1855)

Antoine-Héraclius-Geneviève-Agénor, duc de Guiche puis duc de Gramont en 1836, époque où, à la mort de son père, il devient le chef de sa maison, avait émigré avec son père à la Révolution. Il parcourut avec lui une partie de l’Europe, notamment la Russie et surtout l’Angleterre à partir de 1802. Il servit contre son pays dans les rangs anglais au Portugal et en Espagne, et revint en France en 1814 quand il fut nommé colonel de cavalerie par le duc d’Angoulême. Celui-ci l’attacha à sa personne comme aide de camp, puis comme premier Écuyer, enfin comme maréchal de camp. Exilé durant les Cent Jours, il revint en France à la suite des alliés après Waterloo, prit le commandement provisoire de Bordeaux puis celui d’une brigade de cavalerie. En 1823, il fit avec le Dauphin l’expédition d’Espagne à la suite de laquelle il fut nommé lieutenant-général. En 1828, il commanda la 2ème Division de cavalerie du camp de Lunéville. A la Révolution de Juillet, il suivit la famille royale en Ecosse. En 1833, il revint en France, où il fut déclaré démissionnaire de l’armée pour avoir refusé de prêter serment. Il vécut alors dans la retraite jusqu’à sa mort.

C’est en 1818 que le Dauphin le chargea de fonder en son nom « un établissement de production et d’élève qui pût servir de modèle à nos grands propriétaires et encourager des essais ultérieurs ». C’est ainsi que fut créé le haras de Meudon dont les élèves coururent sous le nom de duc de Guiche. Sous ses couleurs (casaque bleue), cinq élèves de Meudon remportèrent le Grand prix Royal, principale épreuve disputée alors à Paris au Champ de Mars : Neel (à 4 ans en 1823), Pénélope (à 4 ans en 1824), Odysseus ( à 4 ans en 1826), Médéa (à 4 ans en 1827), Vittoria (à 5 ans en 1828). Guiche eut la bonne fortune d’importer d’Angleterre, en 1818, une poulinière pleine de Don Cossack nommée Sorcerer Mare (1807). Rebaptisée Sorcière, elle donna le jour en 1819, à une femelle, Geane dont la descendance s’illustra tant au Champ de Mars que dans les premières grandes épreuves de Chantilly. Après la Révolution de Juillet, le haras de Meudon fut placé sur la liste civile du nouveau roi, Louis-Philippe, qui le donna en 1833 à son fils aîné.

En Angleterre, où il avait longuement séjourné, Guiche était devenu un chaud partisan du cheval de pur-sang. Il importa en France des idées nouvelles qui soulevèrent des polémiques. Il fit connaître ses idées en publiant plusieurs ouvrages, tels De l’amélioration des chevaux en France (1829), Nouvelles observations de M. le duc de Guiche sur l’amélioration des races de chevaux en France (1830), Considérations sur les institutions hippiques et sur les moyens de propager et d’améliorer les races chevalines en France (1843).

 

Propriétaires

  • Casaque Aga Khan (10 victoires) : Beigler Bey (1954), Hafiz (1955) pour Aga Khan III, Jour et Nuit III (1964), White Star (1965), Top Ville (1979), Shakapour (1980), Yashgan (1984), Valanour (1995), Behkabad (2010), Dalwari (2013) pour Aga Khan IV.
  • Frédéric de Lagrange (9 victoires) : Equivoque (1866), Pompier (1868), Consul (1869), Braconnier (1876), Saint-Christophe (1877), Colifichet (1878), Barde (1879), Muscadin III (1880), Gourgandin (1881).
  • Casaque Wertheimer (7 victoires) : Orante (1975), Gay Mecene (1978), Pluralisme (1983), Val des Bois (1989) pour Jacques, Gold Away (1998), Gold Sound (2005), Flop Shot (2019) pour Wertheimer&Frère.
  • Edouard de Rothschild (6 victoires) : Rioumajou (1911), Rabican (1924), Godiche (1930), Nadir (1931), Mousson (1937), Bacchus (1939).
  • Marcel Boussac (5 victoires) : Grazing (1921), Giaour (1943), Ardan (1944), Norval (1949), Scratch (1950).
     

Entraîneurs

  • Thomas Jennings (9 victoires) : Equivoque (1866), Pompier (1868), Consul (1869), Braconnier (1876), Saint-Christophe (1877), Colifichet (1878), Barde (1879), Muscadin III (1880), Gourgandin (1881).
  • Christiane Head (6 victoires) : In Extremis (1988), Val des Bois (1989), Roi de Rome (1990), Gold Away (1998), Mizzen Mast (2001), Rouvres (2002).
  • Jean-Claude Rouget (6 victoires) : Millkom (1994), Mister Sacha (2004), Behkabad (2010), Dalwari (2013), War Dispatch (2015), Almanzor (2017).
  • André Fabre (6 victoires) : Homme de Loi (1992), Martiniquais (1996), Kirkwall (1997), Val Royal (1999), Saint Baudolino (2012), Flop Shot (2019).
  • Alec Head (5 victoires) : Hafiz (1955), Saint Crespin (1959), Orante (1975), Gay Mecene (1978), Pluralisme (1983).
  • François Mathet (5 victoires) : Relko (1963), Jour et Nuit III (1964), White Star (1965), Top Ville (1979), Shakapour (1980).
     

Jockeys

  • Yves Saint-Martin (8 victoires) : Relko (1963), Jour et Nuit III (1964), White Star (1965), A Tempo (1966), Antipode (1974), Top Ville (1979), Shakapour (1980), Yashgan (1984).
  • George Stern 5 victoires) : Retz (1902), Avanti (1905), Dihor (1907), Rioumajou (1911), Grazing (1921).
  • Roger Poincelet (5 victoires) : Plaisir de France (1941), Norval (1949), Beigler Bey (1954), Hafiz (1955), Kirkes (1960).
  • Freddy Head (5 victoires) : Lisaro (1973), Orante (1975), Gay Mecene (1978), Pluralisme (1983), Val des Bois (1989).
  • Charles Bouillon (4 victoires) : Godiche (1930), Nadir (1931), Mousson (1937), Bacchus (1939).
  • Olivier Peslier (4 victoires) : Martiniquais (1996), Val Royal (1999), Gold Sound (2005), Lawman (2007).

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