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Historique du Prix Ganay : Le premier sommet de ParisLongchamp

Avril-mai, ParisLongchamp

Prix Ganay

 

Groupe 1, 4ans et au-dessus, 2 100 mètres, 180 000 €

Créé en 1889, a pris le nom de Prix Ganay en 1949

Tenant du titre : Sottsass (m4 FRA par Siyouni et Starlet’s Sister, par Galileo), appartenant à White Birch Farm, élevé par l’Écurie des Monceaux, entraîné par Jean-Claude Rouget, monté par Cristian Demuro.

Temps record : 2’7’’2 par Planteur (2011).

La course se déroule en 2021 pour la 129ème fois

L’édition 2020

Dimanche 14 juin, Chantilly. – Le prix Ganay (Gr1), course pour chevaux de 4 ans et plus disputée sur 2 100 mètres, ressemblait beaucoup au prix d’Harcourt (Gr2), mais le favori Sottsass (Siyouni) a cette fois rempli son contrat. Gagnant l’an dernier du prix du Jockey-Club (Gr1) sur ce même parcours exactement, puis troisième du Qatar prix de l’Arc de Triomphe (Gr1), ce représentant de White Birch Farm entraîné par Jean-Claude Rouget a cette fois galopé à flanc de peloton dans cette course de cinq partants. Il a pris le meilleur à mi-ligne droite et a contenu jusqu’au bout l’attaque de Way To Paris (Champs Elysees) pour s’imposer d’une tête. Gagnant dernièrement du prix d’Harcourt (Gr2) et animateur de la course, Shaman (Shamardal) est resté troisième à trois longueurs, une encolure devant sa compagne de casaque Palomba (Lope de Vega).

Sottsass avait besoin de rassurer le public, pourtant confiant au betting, après avoir terminé quatrième à PartisLongchamp pour sa rentrée.

Cet élève de l’écurie des Monceaux a été acheté yearling € 340 000 aux ventes à Deauville.

Way To Paris, lui, restait sur un succès sur les 2 500 mètres du Grand prix de Chantilly (Gr2), couru à Deauville.

Historique

Le Prix des Sablons est devenu le Prix Ganay en 1949 pour commémorer le souvenir du président du comité de la Société d’Encouragement. Créé en 1889, le Prix des Sablons se courait sur 2 000 mètres, distance conservée jusqu’en 1970, à l’exception de 1944 et 1945, quand il fut disputé à Maisons-Laffitte sur 2 100 mètres. La course n’a pas été disputée de 1915 à 1918.

C’est seulement à la fin du XIXe siècle que furent créées de nouvelles courses bien dotées, ouvertes aux chevaux d’âge et sur des distances inférieures aux 4 000 mètres (deux miles et demi) utilisés pour le Prix du Cadran et l’Ascot Gold Cup, les deux épreuves les plus recherchées jusqu’alors par les 4 ans et au-dessus. C’est ainsi que furent créés en Angleterre les Champion Stakes (2 000 mètres, 1877) et les Eclipse Stakes (2 000 mètres, 1886), puis en France le Prix des Sablons (2 000 mètres, 1889), le Prix Boïard (2000 mètres, 1891) et le Prix du Conseil Municipal (2 400 mètres, en 1893).

Quand le Prix Ganay fut promu course de Groupe I en 1971, sa date et sa distance furent interverties avec celles du Prix d’Harcourt (créé en 1929) qui s’adressait sur le même hippodrome à la même catégorie de chevaux. Depuis lors le Prix d’Harcourt (Groupe II, 2 000 mètres) est disputé trois ou quatre semaines avant le Prix Ganay, couru avec 100 mètres supplémentaires le dernier dimanche d’avril.

La course a été repatisée « Prix de l’Inauguration de ParisLongchamp » en 2018, et dotée à titre exceptionnel de 600 000 €, lors de l’ouverture officielle du nouvel hippodrome après deux années de travaux durant lesquelles la course s’est déroulée à Saint-Cloud. L’anglais Cracksman, qui devint le meilleur cheval de la saison 2018, s’imposa à cette occasion.

En 2020, la course a été reprogrammée en juin à Chantilly en raison de l’épidémie de coronavirus.Dead-heat et double disqualification

Le Prix des Sablons/Ganay a donné lieu une fois à un dead-heat (ex æquo), en 1943 entre Arcot et Tornado. En 1959, on a enregistré le distancement des deux premiers. Balbo, arrivé 1er, distancé pour avoir mis hors de course l’un de ses concurrents en forçant le passage à l’entrée de la ligne droite, et Malefaim, arrivé 2e, distancé pour avoir penché vers la corde tout le long de la ligne droite et avoir ainsi sérieusement gêné deux de ses concurrents. Chief est ainsi devenu le vainqueur devant Franc Luron.

Les filières et les séries

Trois partants seulement pour la première édition du Prix des Sablons, le 5 ans Le Sancy (1/2) ayant fait le vide. Il n’en fut pas moins battu de trois quarts de longueur par l’outsider Acheron (3/1) portant les couleurs d’Auguste Lupin. Le Sancy se racheta en gagnant la course l’année suivante, cette victoire étant l’une des vingt-sept remportées de 2 à 6 ans par le célèbre gris du baron de Schickler.

Peu nombreux furent les partants jusqu’à la Première Guerre Mondiale, seulement cinq en moyenne. Toutefois, la qualité compensait la quantité. Dès 1892 on remarque la présence d’un gagnant du Prix du Jockey Club, Ermak qui doit se contenter de la troisième place. En se classant deuxième en 1894, Ragotsky fait déjà mieux et la première victoire d’un héros du Derby de Chantilly se réalise en 1897 grâce à Champaubert. Suivront son exemple Gardefeu (1899), Maintenon (1907), Sourbier (1921), Ksar (1922), Bikala (1982), Helissio (1997), Vision D’Etat (2009) et Sottsass (2020). Les deuxièmes du Jockey Club ne sont pas en reste, la victoire dans le Prix Ganay leur revenant neuf fois grâce à Codoman (1902), Biribi (1927), Tornado (1943), Basileus (1946), Tantième (1951), Diatome (1966), Frère Basile (1979), Le Marmot (1980) et Subotica (1992).

Les femelles de qualité se retirant au haras le plus souvent à la fin de leur troisième année, le sexe dit faible est peu représenté au palmarès du Prix Ganay. Un astérisque marquant les trois gagnantes du Prix de Diane, ce sont Galette (1894), Quilda (1898), *La Camargo (1903), Ramscapelle II (1919), La Savoyarde (1931), *Allez France (1974, 1975), Infra Green (1976), Trillion (1978), Triptych (1987), Kartajana (1991) et *Aquarelliste (2002).

Deux lauréats du Derby d’Epsom ont gagné le Prix Ganay, Relko (1964) et Mill Reef (1972), qui obtint le plus facile succès de l’histoire de la course en précédant de quinze longueurs l’infortuné Amadou, devancé l’année précédente par Caro.

Un seul cheval a gagné la course trois, fois, le hongre Cirrus des Aigles (2012, 2014 et 2015). Cinq chevaux sont parvenus à gagner la course deux fois. Ce sont Caïus (1904, 1905), Goya (1939, 1940), Tanerko (1957, 1958), Allez France (1974, 1975) et Saint Andrews (1988, 1989).

Le Prix Ganay se révèle souvent être une étape victorieuse sur le chemin suivi par des futurs vainqueurs du Prix de l’Arc de Triomphe depuis sa création en 1920. Le doublé Ganay-Arc a été réalisé par onze chevaux, Ksar (1922), Massine (1924), Biribi (1927), Djebel (1942), Tantième (1951), Exbury (1963), Rheingold (1973), Allez France (1974), Subotica (1992), Dylan Thomas (2007) et Waldgeist (2019). Les noms de deux autres chevaux auraient pu être ajoutés à cette liste s’ils n’avaient subi une rétrogradation dans l’Arc. Il s’agit de Cadum (1925) et de Sagace (1985), tous deux relégués à la deuxième place après enquête des commissaires. Autre doublé, celui réalisé par Bago qui, ayant gagné l’Arc à 3ans en 2004, a remporté le Ganay en 2005.

Les visiteurs comptent huit victoires, celles obtenues par Mill Reef (1972), Rheingold (1973), Pelder (1995), Golden Snake (2001), Dylan Thomas (2007), Duke of Marmalade (2008), Pastorius (2013) et Cracksman (2018). 

Jean de Ganay (1862-1948)

Il fut l’un des plus éminents dirigeants des courses françaises. Elu en 1902 membre adjoint du comité de la Société d’Encouragement puis en 1905 membre fondateur, il exerça les fonctions de commissaire de 1903 à 1918. Il fut en 1933 appelé à la présidence du comité qu’il exerça jusqu’à sa mort en 1948. A lui, et à l’équipe de commissaires en place à l’époque, la Société d’Encouragement est redevable de la transformation de l’hippodrome de Longchamp réalisée durant l’hiver 1903-1904, la mise au point en 1912 du premier contrôle antidopage (par prélèvement de salive) et l’augmentation, à 300 000 F en 1908, de l’allocation du Grand Prix de Paris pour en faire la course la plus richement dotée du monde jusqu’à la Première Guerre mondiale.

Appartenant à une famille de cavaliers, Jean de Ganay (marquis à la mort de son père en mai 1903) avait suivi l’exemple familial et servi dans la cavalerie. En 1888, il déclara ses couleurs et c’est à Longchamp qu’il acquit dans une course à réclamer le cheval Le Gourzy qui lui gagna la Grande Course de Haies d’Auteuil en 1892. Ses couleurs casaque jaune, toque verte furent bientôt régulièrement à l’honneur avec Kerym (Prix Hocquart 1896), Eperon (Prix Morny 1900), Passaro (Prix Greffulhe 1901), Amer Picon (Prix Gladiateur 1902, 1903), Iermak (La Coupe 1904). Enfin, elles connurent la gloire avec As d’Atout, héros du Grand Prix de Paris en 1911 qu’il avait fait naître dans son haras du Rabey, à Quettehou dans la Manche. Dans ce haras, il avait installé un étalon remarquable, Le Sagittaire, qui fut champion des pères de vainqueurs en 1906.

Après avoir été absentes des hippodromes entre les deux guerres mondiales, les couleurs du marquis de Ganay firent un retour inattendu mais remarqué en 1946 grâce à Kerlor qui se distingua à la fois sur les haies d’Auteuil et à Deauville, où il remporta le Grand Prix. Reprises par son fils François de Ganay, les couleurs furent de nouveau à l’honneur avec Rapace, vainqueur du Prix du Jockey Club en 1955.

 

Propriétaires

  • Marcel Boussac (6 victoires) : Goyescas (1933), Goya (1939, 1940), Djebel (1942), Goyama (1948) et Nirgal (1949).
  • Famille Wildenstein  (6 victoires) : pour Georges avec Beau Prince II (1956), pour Daniel avec Allez France (1974, 1975) et Sagace (1985), pour la famille Wildenstein avec Aquarelliste (2002) et Planteur (2011).
  • François Dupré (4 victoires) : Tantième (1951), Tanerko (1957, 1958) et Relko (1964). 
  • Guy de Rothschild (4 victoires) : Guersant (1953), Exbury (1963), Free Ride (1965) et Diatome (1966). 
  • Aga Khan (4 victoires) : Kartajana (1991), Valanour (1996), Astarabad (1998) et Dariyan (2016). 

Entraîneurs

  • André Fabre (6 victoires): Creator (1990), Subotica (1992), Indian Danehill (2000), Cutlass Bay (2010), Cloth of Stars (2017) et Waldgeist (2019).
  • Henry Count (5 victoires) : Rovigo (1929), Rodosto (1934) Basileus (1946), Chanteur (1947), Fontenay (1950) ;
  • Geoffroy Watson (5 victoires) : Victrix (1938), Guersant (1953), Exbury (1963), Free Ride (1965), Diatome (1966) ;
  • Alain de Royer-Dupré (5 victoires) : Kartajana (1991), Valanour (1996), Astarabad (1998), Dark Moondancer (1999) et Dariyan (2016) ; 
  • François Mathet (4 victoires) : Tantième (1951), Tanerko (1957, 1958) et Relko (1964). 
  • Elie Lellouche (4 victoires) : Vert Amande (1993), Helissio (1997), Aquarelliste (2002) et Planteur (2011).

Une femme a gagné la course, et à trois reprises, Corine Barande-Barbe avec Cirrus des Aigles (2012, 2014 et 2015). 

Jockeys

  • Yves Saint-Martin (6 victoires): Relko (1964), Taj Dewan (1968), Rheingold (1973), Allez France (1974, 1975) et Sagace (1985).
  • Jean Deforge (5 victoires) : Marino (1960), Exbury (1963), Free Ride (1965), Diatome (1966) et Behistoun (1967). 
  • Olivier Peslier (5 victoires) : Helissio (1997), Indian Danehill (2000), Fair Mix (2003), Cirrus des Aigles (2012) et Pastorius (2013). 
  • Christophe Soumillon (5 victoires) : Dylan Thomas (2007), Planteur (2011), Cirrus des Aigles (2014 et 2015) et Dariyan (2016).

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