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Historique du Saint-Alary : le Prix de Diane de Paris

Mai, ParisLongchamp

 

COOLMORE PRIX SAINT-ALARY

 

Groupe 1, Pouliches de 3 ans, 2 000 m, 250 000 €

Créé en 1960

Tenante du titre : Tawkeel GB, f3 par Teofilo et Rafaadah, par Oasis Dream, appartenant à Hamdan Al Maktoum, élevée par les Shadwell Estate, entraînée par Jean-Claude Rouget et montée par Cristian Demuro.

Temps record : 2’00 »87, en 2015 par Queen’s Jewel.

La course sera disputée pour la 61ème fois en 2021.

L’édition 2020

Dimanche 14 juin, Chantilly. – Le Saxon Warrior Coolmore prix Saint-Alary (Gr1), reprogrammé cette année avec un mois de retard et à Chantilly sur 2 000 mètres au lieu de ParisLongchamp, a consacré une pouliche désormais invaincue en quatre sorties, qui a laissé un peloton très prometteur à cinq longueurs.

Elle s’appelle Tawkeel (Teofilo), a été élevée par le Shadwell stud de Hamdan Al Maktoum, est entraînée par Jean-Claude Rouget (déjà gagnant du prix Ganay, l’autre Groupe 1 du jour), et courait pour la première fois sur gazon. Elle venait de s’imposer d’une tête devant Wangari, qui a gagné une le prix Finlande (L) depuis.

Cette fois, elle a galopé à proximité des animatrices de la course et décalée dans la dernière ligne droite, elle a finalement nettement dominé l’opposition. Magic Attitude (Galileo), qui s’est retrouvée en tête après avoir tiré dans le sillage de la première animatrice, s’est montrée très courageuse pour conserver la deuxième place devant la favorite Solsticia (Le Havre), vite à l’ouvrage mais battue d’une tête seulement pour la deuxième place. Vaucelles (Le Havre) finit bien quatrième à une longueur, venant de loin.

Tawkeel est le premier produit de Rafaadah (Oasis Dream), gagnante à 2 ans sur Grand Critérium de Bordeaux (L) et elle-même issue de la bonne Joanna (High Chaparral), gagnante du prix du Calvados (Gr3) à 2 ans, puis des prix de Sandringham (Gr3) et de la Porte Maillot (Gr3) après avoir pris la troisième place de la Poule d’Essai (Gr1).

Elle est engagée dans le prix de Diane Longines (Gr1), dont elle fera sans doute partie des favorites.

Historique

Évremond de Saint-Alary (1868-1941)

Cette course a été créée en 1960 ; elle doit son nom à Evremond de Saint-Alary (1868-1941). Il fut un des plus grands éleveurs français. C’est à vingt-trois ans, le 24 avril 1891 à Maisons-Laffitte, qu’il connaît sa première victoire avec Boabdil, un cheval acheté à réclamer. En 1893, il acquiert aux ventes de yearlings à Deauville Omnium II qui lui procure dix-sept victoires dont le Prix du Jockey Club, le Prix Gladiateur et deux fois le Prix du Conseil Municipal. Dans le haras de Saint-Pair-du-Mont (Calvados) qu’il vient d’acquérir après le décès de son fondateur Léonce Delâtre, Evremond de Saint-Alary installe Omnium II. Mais le crack meurt seulement après deux années de monte tout en ayant le temps de procréer deux juments célèbres, Kizil Kourgan (Prix de Diane, Grand Prix de Paris 1902) et Basse Terre, la mère de Basse Pointe (Prix du Conseil Municipal 1911) et de Brûleur (Grand Prix de Paris 1913).

Tous ces chevaux portèrent les couleurs (casaque rayée jaune et marron, toque idem) d’Evremond de Saint-Alary, tout comme Comrade (acheté par lui en Angleterre) lauréat en 1920 du Grand Prix de Paris et de la première édition du Prix de l’Arc de Triomphe. D’autres élèves d’Evremond de Saint-Alary vont s’illustrer entre les deux guerres mondiales : Ksar (Prix du Jockey Club et Arc de Triomphe, deux fois, 1921,1922), Kantar (Arc de Triomphe 1928) et Le Ksar (Deux Mille Guinées 1937), tous les trois vendus par lui. Mais conservés et courant sous ses couleurs se distinguent aussi Kandy (Mille Guinées 1932), Samos (Arc de Triomphe 1935) et Porphyros (Prix du Conseil Municipal 1940).

Evremond de Saint-Alary fut aussi un membre influent de la Société d’Encouragement, ancêtre de France Galop en qualité de société-mère des courses de plat. Élu au comité en 1920, M. de Saint-Alary fut commissaire de 1931 à 1938.

Avant sa mort, Evremond de Saint-Alary avait légué le haras de Saint-Pair-du-Mont à Mlle Frémont-Tousch. Au décès de celle-ci, le haras fut acquis par Mme Jean Stern. Une partie de l’élevage de son époux y stationnait déjà.

Participation étrangère
Trois fois, une visiteuse a gagné la course : Indian Skimmer (1987), entraînée en Angleterre par Henry Cecil, Sobetsu (2017, présentée par Charlie Appleby, et Laurens (2018), également venue d’Angleterre, où l’entraînait Karl Burke.

Partenariat
Depuis 2006, le grand haras irlandais Coolmore est le partenaire attitré du Prix Saint Alary, auquel il ajoute le nom d’un de ses meilleurs étalons entraînés en France. Ce fut d’abord Montjeu, puis son fils gagnant du Derby d’Epsom Pour Moi, puis le lauréat de la Poule d’Essai des Poulains 2016, The Gurkha, et à présent Saxon Warrior, gagnant des Deux Mille Guinées de Newmarket.

Prix Saint-Alary et Prix de Diane Longines

Du fait d’un espacement de trois semaines dans le calendrier –ce qui n’est plus le cas- et de leur distance voisine, le Prix Saint-Alary (2 000 mètres) a longtemps constitué une épreuve préparatoire sérieuse pour le Prix de Diane Longines (2 100 mètres). Le doublé Prix Saint-Alary-Prix de Diane Longines a ainsi été réalisé par douze pouliches : La Sega (1962), Belle Sicambre (1964), Pistol Packer (1971), Madelia (1977), Reine de Saba (1978), Harbour (1982), Lacovia (1986), Indian Skimmer (1987), Zainta (1998), Stacelita (2009), Sarafina (2010) et Laurens (2018).

Dix-huit gagnantes du Prix Saint-Alary se sont placées deuxième ou troisième dans le Prix de Diane, la plus récente étant Silasol (2013, 3ème). Inversement, sept pouliches placées deuxième ou troisième dans le Prix Saint-Alary ont pris leur revanche en gagnant ensuite le Prix de Diane, ce qui fut le cas le plus récemment de Bright Sky (2002, 2ème).

 

Propriétaires

  • Aga Khan (8 victoires) : Cervinia (1963), Behera (1989), Zainta (1998), Vadawina (2005), Sarafina (2010), Sagawara (2012), Vazira (2014), Siyarafina (2019).
  • Famille Wertheimer (5 victoires) : Reine de Saba (1978), Rivière d’Or (1988), Fidélité (2003), Silasol (2013), Queen’s Jewel (2015). 
  • Mohammed Al Maktoum/Darley/Godolphin (5 victoires) : Indian Skimmer (1987), Rosefinch (1992), Intrepidity (1993), Wavering (2011), Sobetsu (2017).
  • François Dupré (3 victoires) : Solitude (1961), La Sega (1962) et Tonnera (1966).
  • Mme Alec Head (3 victoires) : Pistol Packer (1971), Riverqueen (1976) et Three Troikas (1979).
  • Daniel Wildenstein (3 victoires) : Madelia (1977), Moonlight Dance (1994) et Muncie (1995).

Entraîneurs

  • André Fabre (8 victoires) : Grise Mine (1984), Rosefinch (1992), Intrepidity (1993), Moonlight Dance (1994), Muncie (1995), Luna Wells (1996), Vadawina (2005) et Wavering (2011).
  • Alain de Royer-Dupré (7 victoires) : Behera (1989), Zainta (1998), Belle et Célèbre (2008), Sarafina (2010), Sagawara (2012), Vazira (2014) et Siyarafina (2019) ;
  • Christiane Head (6 victoires) : Three Troikas (1979), Harbour (1982), Fitnah (1985), Rivière d’Or (1988), Treble (1991) et Fidélité (2003) ;
  • Jean-Claude Rouget (6 victoires) : Ask for the Moon (2004), Germance (2006), Coquerelle (2007), Stacelita (2009), Jemayel (2016), Tawkeel (2020).

Jockeys

  • Freddy Head (9 victoires) : Tidra (1967), Pistol Packer (1971), Riverqueen (1976), Reine de Saba (1978), Three Troikas (1979), Harbour (1982), Fitnah (1985), Lacovia (1986) et Treble (1991).
  • Yves Saint-Martin (6 victoires) : Solitude (1961), La Sega (1962), Tonnera (1966), Saraca (1969), Madelia (1977) et Grise Mine (1984).
  • Thierry Jarnet (4 victoires) : Intrepidity (1993), Moonlight Dance (1994), Luna Wells (1996), Marotta (2002).
  • Olivier Peslier (4 victoires) : Muncie (1995), Brilliance (1997), Fidélité (2003), Silasol (2013).
  • Christophe-Patrice Lemaire (4 victoires) : Coquerelle (2007), Belle et Célèbre (2008), Stacelita (2009), Sagawara (2012).
  • Alain Badel (3 victoires) : Smuggly (1983), Air de Rien (1990), Rêve d’Oscar (2000).
  • Christophe Soumillon (3 victoires) : Vadawina (2005), Vazira (2014), Siyarafina (2019).

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