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Weekend: 10AM - 5PM
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Août, Deauville
Groupe 1, 3 ans et plus, 1 600 mètres, 600 000 €
Créé en 1921
Tenant du titre : PALACE PIER (M3, GB par KIngman et Beach Frolic, par Nayef), appartenant à Hamdan bin Mohammed Al Maktoum, élevé par Highclere Stud & Floor Farming, entraîné par John Gosden, monté par Lanfranco Dettori.
Record de la course : Moonlight Cloud (1′ 33 » 40 en 2013)
La course va se dérouler en 2021 pour la 100ème fois.
Dimanche 16 août 2020, Deauville. – Champions parmi les milers de 3 ans au dernier meeting royal d’Ascot, Palace Pier (Kingman) et Alpine Star (Sea the Moon) ont nettement dominé le Prix du haras de Fresnay-le-Buffard Jacques Le Marois (Gr1), championnat européen des spécialistes de la distance de 1 600 mètres et disputé en terrain collant.
La course a d’abord été menée au centre de la piste par Pretreville (Acclamation) et Circus Maximus (Galileo) devant Alpine Star et Persian King (Kingman), le favori français. Associé à Lanfranco Dettori et entraîné par John Gosden, Palace Pier a attaqué Alpine Star, qui avait commencé à faire mouvement, à trois cents mètres du but et les deux 3ans se sont progressivement mis hors de portée de leurs adversaires. Invaincu jusqu’alors, Palace Pier a fait nettement la différence ensuite et même en se reprenant pour finir, il succède à son père Kingman au palmarès de la course en laissant une courageuse Alpine Star à ¾ de longueur, Circus Maximus concluant en tête des battus à cinq longueurs, trois longueurs devant Persian King…
Alpine Star et Circus Maximus appartiennent tout ou en partie à la famille Niarchos, sponsor de la course via le Haras de Fresnay-le-Buffard et déjà neuf fois au palmarès de ce championnat estival…
Compagnon d’entraînement de Mishriff chez John Gosden, Palace Pier a gratifié le public de Deauville d’une nouvelle prestation de crack. Vendu 600 000 £ aux ventes de Newmarket, le 3ans est désormais invaincu en cinq sorties dont une précédente au meeting royal d’Ascot, où il a défait Pinatubo sur les 1 600 mètres des St. James’s Palace Stakes (Gr1).
La troisième mère de Palace Pier est Miss d’Ouilly (Bikala), gagnante de Listed sous les couleurs de son éleveur, Jean-Luc Lagardère, achetée 50 000 £ aux ventes d’élevage Tattersalls pleine de Night Frolic (Night Shift), la deuxième mère de Palace Pier…
Cliquer ici pour les chronos partiels de la course.
La course fut créée en 1921 en mémoire du comte Jacques Le Marois, président de la Société des Courses de Deauville, décédé en décembre 1920.
A l’origine et jusqu’en 1952, elle était réservée aux 3 ans. Elle comporta des surcharges de 1951 à 1970. Elle ne fut pas disputée en 1940 et eut lieu à Maisons-Laffitte en 1941, 1942, 1943 et 1945, à Longchamp en 1944. Sauf cette année là, elle s’est toujours déroulée en ligne droite.
Le plus grand nombre de partants, quatorze, fut enregistré cinq fois, en 1955, 1959, 1965, 1966 et 1992. Le minimum, trois, fut constaté à deux reprises, en 1923 et 1950. En 2001, Proudwings (entraînée en Allemagne et montée par Christophe Soumillon) avait franchi la ligne d’arrivée en tête, mais fut distancée purement et simplement pour avoir gêné plusieurs adversaires.
Les courses de Deauville fondées en 1864 par le duc de Morny furent organisées par une société de courses indépendante, la Société des courses de Deauville, jusqu’en 1921. Cette année là, le 11 février, fut décidée sa fusion avec la Société d’Encouragement, suite à la mort de son président le comte Jacques Le Marois qui en avait la responsabilité depuis 1911.
Jacques Le Marois (1865-1920)
Il fut un important propriétaire-éleveur*. Ses couleurs (casaque verte à pois rouges, manches et toque rouges) connurent leurs premiers succès en 1887. Son premier bon cheval fut Chalet gagnant du Prix de la Forêt en 1890. A la fin de l’année suivante, Jacques Le Marois se rendit acquéreur du haras de Lonray qu’avait établi aux portes d’Alençon quelque trois décennies plus tôt Armand Donon. C’est là que naquit en 1905 le meilleur représentant de la casaque verte à pois rouges, la pouliche Sauge Pourprée, lauréate de l’Omnium de Deux Ans, du Grand Critérium, de la Poule d’Essai des Pouliches, du Prix du Cadran, 2ème du Prix de Diane et du Grand Prix de Paris. Les autres bons chevaux du comte Le Marois furent Orange Blossom (Prix Hocquart 1904), Princesse Lointaine (Poule d’Essai des Pouliches 1905), Phœnix (Prix Juigné, Furstenberg Memorial à Baden et 3ème du Prix du Jockey Club 1905), Rabat Joie (Prix Gladiateur 1908), Uriel (Grand Critérium 1909), Wagram II (Prix de Malleret, Prix de Flore, 2ème du Grand Prix de Paris 1912). Autres célèbres élèves de Lonray, mais vendus yearlings à Deauville, Justitia (Prix Morny 1898) et Maximum 2ème du Grand Prix de Paris puis héros de l’Ascot Gold Cup en 1903.
Commissaire de la Société des Courses de Deauville depuis 1905, Jacques Le Marois en avait été nommé président en 1911 au décès de Florian de Kergorlay. Il était aussi membre du comité de la Société d’Encouragement (depuis 1907) et de la Société de Sport de France (depuis 1889) où il était commissaire depuis 1902 et avait été, avec Paul de Pourtalès un des initiateurs de l’hippodrome du Tremblay, ouvert en 1906. Les couleurs de Jacques Le Marois, reprises après la Seconde Guerre mondiale par son fils Jean-Léonor, connurent un succès classique à Deauville en 1966 avec Le Conquérant vainqueur du Prix Morny et furent portées par un bon sauteur, Goémon, 2ème du Prix Murat en 1972 à Auteuil avant de disparaître prématurément.
* Il ne faut pas le confondre avec son cousin le comte Paul Le Marois, décédé en 1889, fondateur du haras de Pépinvast dans la Manche où sa veuve continua un élevage de qualité.
Partenariat
C’est en 1986 que le haras de Fresnay-le-Buffard décida de parrainer une des principales courses du meeting de Deauville. Le choix du Prix Jacques Le Marois s’imposa pour deux raisons. Parce que c’est l’une des courses les plus sélectives du programme européen. Et parce que Fresnay-le-Buffard évoque le nom de Marcel Boussac dont les chevaux détiennent le record des victoires, dix, dans le Prix Jacques le Marois. C’est à Fresnay-le-Buffard, acquis par lui en 1919, que Marcel Boussac éleva la quasi totalité de ses chevaux dont les meilleurs lui permirent d’établir plusieurs records de victoires. Outre ce record du Prix Jacques Le Marois, Marcel Boussac détient celui du Prix du Jockey Club que ses chevaux remportèrent douze fois, entre 1922 et 1978.
C’est justement dans le haras de Fresnay-le-Buffard que Stavros Niarchos installa début 1980 l’effectif européen de son élevage. Situé dans l’Orne, sur la commune de Neuvy-au-Houlme à quelques kilomètres de Falaise, le haras fut alors modernisé. Et on peut affirmer que le successeur s’est montré digne de son prédécesseur. Les couleurs de la famille Niarchos (casaque gros bleu, croix de saint-André bleu clair, manches rayées bleu clair et gros bleu, toque blanche) n’ont-elles pas été victorieuses neuf fois, entre 1987 et 2018, dans le Prix Jacques Le Marois et quatre fois (1993, 1998, 2002, 2018) dans le Prix du Jockey Club ? Egalement associé à la Famille Niarchos, Whipper, le lauréat du Prix Jacques Le Marois de 2004, élevé par Flaxman Holding – marque de fabrique de nombreux chevaux de la famille – qui avait été vendu foal à Robert-C. Strauss.
Grâce au soutien renouvelé du partenaire historique de la course, l’allocation a pu atteindre 1 million d’euros pour la première fois en 2018.
Visiteurs
Quinze victoires d’écuries étrangères entre 1970 et aujourd’hui. Deux lauréats venus d’Allemagne, Priamos (1970) et Lirung (1986), tous deux entraînés par Heinz Jentzch ; huit provenant d’Angleterre, Lear Fan (1984), Sayyedati (1993), Dubai Millenium (1999), Muhtathir (2000), Dubawi (2005), Librettist (2006), Kingman (2014), Ribchester (2016) et Palace Pier (2020) ; trois venus d’Irlande, Excelebration (2012), Alpha Centauri (2018) et Romanised (2019) ; et un arrivé spécialement du Japon, Taiki Shuttle (1998).
Les femelles
Elles comptent vingt-neuf victoires, presque toutes acquises par des sujets de très haute qualité. Pour exemple : Zariba (1922) Prix Morny, 2ème du Prix de Diane ; Pearl Cap (1931) Prix de Diane, Prix de l’Arc de Triomphe ; En Fraude (1937) Prix de Diane ; Hula Dancer (1963) Grand Critérium, Mille Guinées, Moulin de Longchamp, Champion Stakes ; Astaria (1965) Prix Vermeille ; Lianga (1975) Prix de l’Abbaye de Longchamp, July Cup ; Flying Water (1977) Mille Guinées, Champion Stakes ; Luth Enchantée (1983) Prix du Moulin de Longchamp ; Miesque (1987, 1988) Breeders’ Cup Mile deux fois ; Sayyedati (1993) Mille Guinées ; East of the Moon (1994) Prix de Diane ; Banks Hill (2002) Breeders’ Cup Filly & Mare Turf ; Six Perfections (2003) Breeders’ Cup Mile ; Goldikova (2009) Breeders’ Cup Mile 3 fois ; Moonlight Cloud (2015) Prix Maurice de Gheest trois fois, Prix de la Forêt; Alpha Centauri (Mastercraftsman), lauréate des Mille Guinées irlandaises, des Coronation Stakes et des Falmouth Stakes.