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Historique du Prix de l’Arc de Triomphe : Le moment de vérité

Octobre, ParisLongchamp

QATAR PRIX DE L’ARC DE TRIOMPHE

 

Groupe 1, 3ans et au-dessus, 2 400 mètres, 3 000 000€

Créé en 1920

Record de la course (Longchamp) : 2’24’’49 en 2011 (Danedream). Found a gagné en 2’23’’61 en 2016 sur la piste de Chantilly, dont c’est alors le record sur 2 400 mètres.

Tenant du titre : Sottsass (M4, FRA par Siyouni et Starlet’s Sister, par Galileo), appartenant au White Birch Farm, élevé par Écurie des Monceaux, entraîné par Jean-Claude Rouget, monté par Cristian Demuro.

La course se déroulera en 2021 pour la 100ème fois.

Cliquer ici pour ouvrir le palmarès.

(*) La course s’est déroulée à Chantilly en 2016 et en 2017 pendant les travaux à Longchamp, qu’elle retrouve en 2018. Le Prix de l’Arc de Triomphe ne fut pas couru en 1939 et 1940 et eut lieu au Tremblay en 1943 et 1944 sur 2.300 m.

L’édition 2020

Dimanche 4 octobre 2020, ParisLongchamp. – Le cheval français Sottsass (Siyouni) a remporté dimanche la 99ème édition du Qatar Prix de l’Arc de Triomphe (Gr1), championnat du monde des pur-sang. Il devance quatre autres chevaux entraînés en France : In Swoop (Adlerflug), Persian King (Kingman), Gold Trip (Outstrip) et Raabihah (Sea The Stars).

Sottsass est 100 % français puisqu’il est entraîné à Deauville par Jean-Claude Rouget, monté par Cristian Demuro installé à Chantilly, issu de l’étalon Siyouni qui fait la monte en Normandie au haras de l’Aga Khan et qu’il a été élevé en Normandie également par l’Écurie des Monceaux dirigée par Henri Bozo. Seul son propriétaire est étranger : il s’agit de l’Américain Peter Brant (White Birch Farm), grand industriel, collectionneur d’art et francophile.

Pour bâtir son succès, Sottsass s’est tenu tout près, dans le dos du leader Persian King. À l’entrée de la ligne droite, il n’a eu qu’à attaquer Persian King pour l’emporter – les deux chevaux penchant vers la gauche sous l’effort dans les derniers trois cents mètres.

In Swoop a tracé une superbe ligne droite, finissant le plus fort à la corde mais un peu trop tard pour rattraper Sottsass. Il se place deuxième à une encolure du lauréat. Persian King, qui découvrait la distance de 2 400 mètres, a longtemps fait illusion pour la victoire, après avoir mené toute la course. Il termine troisième à près de deux longueurs devant Gold Trip et Raabihah, qui finit bien.

La favorite Enable (Nathaniel), qui tentait de remporter le Qatar Prix de l’Arc de Triomphe pour la troisième fois -exploit toujours inédit-, n’a pu terminer que sixième, sans sembler très à l’aise pendant le parcours. Elle a de plus été légèrement gênée au moment de l’emballage final par un mouvement collectif parti de la corde vers l’extérieur.

Une enquête a d’ailleurs été déclenchée par les commissaires mais elle n’a pas conduit à une modification de l’arrivée.

Sottsass a été acheté yearling 340 000 € aux ventes à Deauville. Son frère par Dubawi vient d’être adjugé 2,5m€ aux ventes Arqana de Deauville. En effte, leur mère Starlet’s Sister (Galileo), a aussi donné Sistercharlie, multiple gagnante au haut niveau aux États-Unis pour Peter Brant après avoir notamment fini deuxième du Prix de Diane Longines (Gr1) en France.

Bon vainqueur à 2 ans à Clairefontaine, Sottsass avait, pour sa part, fait forte impression lors de son succès par six longueurs du Prix de Suresnes (L) pour sa deuxième sortie de la saison et avait confirmé sa qualité en un éclair de classe dans le QIPCO prix du Jockey Club (Gr1), battant à cette occasion le record de la course et de la piste.

Gagnant pour sa rentrée à l’automne 2019 du Prix Niel (Gr3) à ParisLongchamp, il avait placé ce jour-là une accélération qui avait montré qu’il pouvait s’adapter au parcours des 2 400 mètres, ce qu’il a confirmé en prenant la troisième place du Qatar Prix de l’Arc de Triomphe (Gr1). Quatrième du Prix d’Harcourt (Gr2) pour sa rentrée cette année, a confirmé en s’imposant dans le Prix Ganay (Gr1) en juin à Chantilly. Deuxième cet été à Deauville en rendant 3 kilos à Skalleti -vainqueur samedi d’une deuxième Qatar Prix Dollar (Gr2) à ParisLongchamp-, il a pris la quatrième place ensuite des Irish Champion Stakes (Gr1).

 

Historique

Dès qu’elle eût abandonné le terrain défectueux du Champ de Mars pour ouvrir en 1857 son bel hippodrome de Longchamp, la « Société d’Encouragement pour l’amélioration des races de chevaux en France » forma un ambitieux projet : réunir sur la piste sélective du bois de Boulogne des pur sang de diverses nationalités pour désigner le meilleur d’entre eux. Réaliser la sélection constitue en effet la première des missions imparties à la société mère des courses plates françaises.

Première étape en 1863 avec la création du Grand Prix de Paris permettant de confronter sur 3.000 mètres en juin le lauréat du Derby d’Epsom avec celui du Prix du Jockey Club, le derby français.

Poursuivant le même objectif, trente ans plus tard, la Société d’Encouragement organise une rencontre entre les 3 ans et leurs aînés sur 2.400 mètres, début octobre, quand les jeunes ont eu le temps de s’épanouir. C’est le Prix du Conseil Municipal, créé en 1893.

1920, c’est la renaissance des courses après la Grande Guerre. La Société d’Encouragement veut offrir une vitrine à l’élevage du pur sang de France. Soucieuse de perfection, elle imagine une nouvelle course présentant les mêmes caractéristiques de date et de distance que le Conseil Municipal, mais sans surcharges ni décharges, simplement à poids pour âge, chacun sur un pied d’égalité. Sur le calendrier hippique européen, aucune concurrence le premier dimanche d’octobre.

A cette course richement dotée, il faut un nom éloquent. Pour célébrer la victoire des forces alliées, les troupes victorieuses n’ont-elles pas défilé le 14 juillet 1919 sous l’Arc de Triomphe, ce monument édifié à la gloire des armées françaises ? Alors, même si une petite course de Longchamp était appelée ainsi depuis 1882, on va donner le nom de Prix de l’Arc de Triomphe à l’épreuve internationale ayant pour but de comparer la valeur des élevages de pur sang européens et de désigner un champion.

Un site internet dédié est en ligne sur http://www.prixarcdetriomphe.com/

Cliquer ici pour accéder à la page Wikipedia de la course.

Partenariats

L’Arc de Triomphe obtient un premier appui financier en 1935 quand l’Etat autorise la Société d’Encouragement à organiser un sweepstake sur la course comme sur le Grand Prix de Paris couru trois mois plus tôt. Le sweepstake est une loterie dont l’attribution des prix dépend à la fois d’un tirage et du résultat de la course. Il en sera de même de 1936 à 1938, à la seule différence que l’organisation du sweepstake sera confiée à la Loterie nationale (créée en 1933) imposée par l’Etat.

Après la guerre, il fallut attendre l’année 1949 pour que soit renouée l’alliance de l’Arc de Triomphe avec le sweepstake, tranche spéciale de la Loterie nationale. Celle-ci dépose dans la corbeille 50 millions de francs qui permettent de quintupler, d’une année à l’autre, la dotation de l’Arc – il offre désormais 25 millions de francs à son vainqueur – et de revaloriser toutes les courses d’un week-end spécialement étoffé. A cet effet, le Grand Critérium est incorporé à la réunion de l’Arc et ce pour quatre années, après quoi il retrouvera sa place habituelle au calendrier, une semaine après. Mais au fil des ans, l’aide de la Loterie nationale se réduira, au point de devenir symbolique dans les années 70. Et en 1982, l’Arc servira pour la dernière fois de support à un sweepstake de la Loterie nationale.

Cette même année 1982, l’Arc de Triomphe associe son nom à celui d’une chaîne hôtelière, Trusthouse Forte, dont le siège est à Londres, possédant quelque huit cents hôtels dans le monde, dont deux palaces parisiens, le Plaza Athénée et le George V. L’union durera six ans, jusqu’en 1987.

En 1988 elle est détrônée par une autre société hôtelière de nationalité italienne, « Ciga Hôtels », dont le principal actionnaire est le prince Karim Aga Khan. Mariage somptueux qui va faire du « Ciga Weekend » le point de mire du turf mondial. En 1989, le samedi s’enrichit du Grand Critérium puis en 1991 du Prix du Cadran d’où un week-end riche de cinq courses de Groupe 1. Ainsi le 12 octobre 1991, sont rassemblés à Longchamp 35.000 spectateurs (dont 30.000 payants) et, devant leur écran, quelque 45 millions de téléspectateurs des cinq continents, grâce à dix-neuf chaînes de télévision intéressées par cette course.

Après six années de luxueuse vie commune survient la séparation et l’Arc retrouve en 1994 son ancien conjoint « Forte », mais pour trois ans seulement. Rendu célibataire en 1997 et 1998, l’Arc retrouvera un partenaire en 1999, encore un groupe hôtelier, cette fois français à la recherche d’une audience internationale, les hôtels et casinos du Groupe Lucien Barrière. Cette union durera neuf années, jusqu’en 2007.

Un nouveau partenariat intervient en 2008. Signé avec le Qatar, pays jeune et en plein essor, pour une durée de cinq ans, il permet de doubler l’allocation du Prix de l’Arc de Triomphe, portée de 2 à 4 millions d’euros. Partenariat prorogé en juin 2010 pour dix années supplémentaires, assurant le parrainage de l’Arc jusqu’en 2022. Il permet aussi aux courses de galop françaises de franchir une étape majeure dans l’histoire du Prix de l’Arc de Triomphe qui devient en 2008 la course sur gazon la mieux dotée au monde. Ce partenariat a été notamment conclu pour promouvoir les courses organisées par le Qatar Racing & Equestrian Club (QREC, fondé en 1975) qui s’ouvre à l’univers du pur sang anglais au travers d’un projet ambitieux.

L’allocation globale du week-end du Qatar Prix de l’Arc de Triomphe est ainsi portée à 6,7 millions d’euros. Programme composé de quinze courses de pur sang anglais (dont 7 courses de Groupe 1 et 4 courses de Groupe 2) ainsi que 2 courses de Groupe 1 pour chevaux de pur sang arabes organisées par France Galop et l’AFAC (Association Française du Cheval Arabe de Course). L’une, pour les pouliches de 4 ans, sera disputée le samedi sous le nom de « Qatar French Arabian Breeders’ Challenge », l’autre nommée « Qatar Arabian World Cup », devenue la course pour pur sang arabes la plus prestigieuse au monde avec 450.000 euros d’allocation, sera courue juste après le Qatar Prix de l’Arc de Triomphe.

Doublés

Huit chevaux sont parvenus à gagner deux fois l’Arc. Ce sont :

  • Ksar en 1921 et 1922 ;
  • Motrico en 1930 et 1932 ;
  • Corrida en 1936 et 1937 ;
  • Tantième en 1950 et 1951 ;
  • Ribot en 1955 et 1956 ;
  • Alleged en 1977 et 1978 ;
  • Treve en 2013 et 2014 ;
  • Enable en 2017 et 2018, à Chantilly puis à ParisLongchamp.

Avant de réussir le doublé, deux d’entre eux avaient déjà participé à l’Arc : Motrico, 4ème à 3 ans en 1928 et Corrida, 3ème à 3 ans en 1935. Les autres champions ont réalisé leur doublé à 3 et 4 ans.

Quatorze chevaux avaient participé sans succès à l’Arc avant leur victoire.

  • Massine 2ème à 3 ans en 1923 ;
  • Djebel 3ème à 4 ans en 1941 ;
  • Nuccio 2ème à 3 ans en 1951 ;
  • Oroso 6ème à 3 ans en 1956 ;
  • Exbury 6ème à 3 ans en 1962 ;
  • Allez France 2ème à 3 ans en 1973 ;
  • Star Appeal non placé à 3 ans en 1973, gagnant à 5 ans ;
  • Ivanjica non placée à 3 ans en 1975 ;
  • All Along non placée à 3 ans en 1982, gagnante à 4 ans, puis 3ème à 5 ans ;
  • Sagace non placé à 3 ans en 1983, vainqueur à 4 ans puis 2ème à 5 ans ;
  • Rainbow Quest non placé à 3 ans en 1984 ;
  • Tony Bin 2ème à 4 ans en 1987 ;
  • Found, 9ème à 3ans en 2015 ;
  • Waldgeist, 4ème à 4 ans en 2018.

On voit donc que deux d’entre eux, All Along et Sagace, comptèrent trois tentatives pour une victoire.

Par ailleurs dix-sept vainqueurs de l’Arc échouèrent dans leur tentative de renouveler leur victoire. Ce sont :

  • Priori, 5ème à 4 ans en 1926 ;
  • Kantar, 2ème à 4 ans en 1929 ;
  • Ortello, 4ème à 4 ans en 1930 ;
  • Brantôme, 4ème  à 4 ans en 1935 ;
  • Le Pacha, 6ème à 4 ans en 1942 ;
  • Ardan, 2ème  à 4 ans en 1945 et 4ème à 5 ans en 1946 ;
  • Coronation, non placée à 4 ans en 1950 ;
  • La Sorellina, non placée à 4 ans en 1954 ;
  • Puissant Chef, 6ème à 4 ans en 1961 ;
  • San San, non placée à 4 ans en 1973 ;
  • Three Troikas, 4ème à 4 ans en 1980 ;
  • Detroit, non placée à 4 ans en 1981 ;
  • Carnegie, 6ème à 4 ans en 1995 ;
  • Helissio, 6ème à 4 ans en 1997 ;
  • Montjeu, 4ème à 4 ans en 2000 ;
  • Bago, 3ème à 4 ans en 2005 ;
  • Hurricane Run, 3ème à 4 ans en 2006 ;
  • Trève, 4ème en 2015 ;
  • Enable, 2ème en 2019.

Les dames de l’Arc

Elles ont remporté 24 victoires, soit 24% des 97 éditions de la course. Ces 21 héroïnes – trois ont réalisé le doublé – sont : Pearl Cap (1931), Samos (1935), Corrida* (1936, 1937), Nikellora (1945), Coronation (1949), La Sorellina (1953), San San (1972), Allez France* (1974), Ivanjica* (1976), Three Troikas (1979), Detroit (1980), Gold River* (1981), Akiyda (1982), All Along* (1983), Urban Sea* (1993), Zarkava (2008), Danedream (2011), Solemia* (2012), Trève (2013, 2014*), Found* (2016) et Enable (2017, 2018*). L’astérisque signifie que la course a été gagnée à 4 ans.

Onze d’entre elles avaient disputé le Prix de Diane, six en le gagnant (Pearl Cap, Nikellora, La Sorellina, Allez France, Zarkava, Trève), trois en se plaçant deuxième (Samos, Three Troikas, Akiyda) et deux, All Along et Urban Sea, en se classant respectivement cinquième et sixième.

Quinze d’entre elles avaient participé au Prix Vermeille, neuf en le gagnant (Pearl Cap, Nikellora, San San, Allez France, Ivanjica, Three Troikas, All Along, Zarkava, Trève), les sept autres en obtenant les classements suivants : 2ème  Akiyda, 3ème Detroit, Urban Sea et Solemia, 4ème Gold River, 6ème La Sorellina et non placée Samos.

Trois rétrogradations

4 octobre 1925. Se recommandant de sa place de troisième derrière Massine l’année précédente et de six victoires (dont le Cadran et le Prix du Président de la République), le 4 ans Cadum – monté par Matthew MacGee, entraîné par Clément Duval – est favori de l’Arc (11/10). Il passe le premier le poteau d’arrivée, une longueur devant Priori. Mais ses nombreux preneurs s’inquiètent quand retentit la sirène. Le cheval du baron Edouard de Rothschild a penché peu avant l’arrivée, coupant la ligne de Priori. De celui-ci, les commissaires font un vainqueur sur le tapis vert. Cet heureux Priori (40/1) monté par Marcel Allemand, appartient au comte Gérard de Chavagnac et a pour entraîneur Percy Carter. Il venait de remporter le Prix Royal Oak.

4 octobre 1959. Arrivée dans un mouchoir. Pour connaître le vainqueur, il faut attendre trente-deux minutes : douze pour l’examen de la photographie puis vingt pour l’étude du film contrôle (mis en place un mois plus tôt). Finalement dead-heat, une courte tête et deux courtes encolures, soit l’équivalent d’une demi-longueur, séparent les premiers du cinquième. Mais, sur intervention des commissaires, Midnight Sun (50/1) – monté par Jacques Fabre, appartenant à François Dupré et entraîné par François Mathet – est rétrogradé à la deuxième place pour avoir gêné son ex æquo Saint Crespin (17/1) au prince Aly Khan, monté par George Moore et entraîné par Alec Head. Troisième Le Loup Garou (45/1) devant Mi Carina (40/1) et l’anglais Primera (9/1).

6 octobre 1985. Vainqueur l’année précédente, Sagace, le 5ans de Daniel Wildenstein qu’entraîne Patrick Biancone, est grand favori (6/10). A l’entrée de la ligne droite, Sagace, calé à la corde, file au poteau. Seul danger, Rainbow Quest qui gagne du terrain et se rapproche de la corde. Cravaché à droite par son nouveau jockey Eric Legrix, Sagace verse à gauche heurtant à deux reprises Rainbow Quest. Au passage du poteau Sagace a une encolure d’avance sur Rainbow Quest (qui plafonne). L’incident est presque passé inaperçu. Tandis que le public acclame le français victorieux, retentit la sirène annonçant une réclamation du jockey du cheval anglais. Au bout de sept minutes, c’est un public anéanti qui apprend la rétrogradation de son favori. La diffusion immédiate du film contrôle sur les écrans de télévision, à défaut de calmer les esprits, apporte la preuve de la matérialité de la faute. Appel de la décision est déposé, arguant que Rainbow Quest avait quitté l’extérieur pour se rapprocher de Sagace provoquant ainsi le réflexe de défense de celui-ci. Cet appel, jugé recevable, est dit mal fondé. Heureux bénéficiaires de la difficile décision des commissaires, le prince Khalid Abdullah, l’entraîneur Jeremy Tree et le jockey Pat Eddery.

Un distancement

En 2006, surprise de taille quelques jours après l’Arc de Triomphe. On apprend que le cheval japonais Deep Impact, est « distancé », c’est-à-dire privé de la troisième place pour présence dans ses urines d’un produit interdit, l’ipratropium, un broncho-dilatateur qui lui avait été administré par inhalation. Son entraîneur reconnaît que le champion japonais avait été traité pour un début de bronchite. Une erreur d’appréciation de la rémanence serait à l’origine de la faute reconnue par l’entraîneur japonais, sanctionné d’une amende de 15 000 euros. En 1903, les dirigeants des courses françaises avaient été les premier dans le domaine du sport à prohiber l’administration – en vue d’une épreuve – de tout stimulant, appelé alors « doping ». En 2006, les responsables des courses françaises ont appliqué les règles fixées par les instances hippiques européennes, règles beaucoup plus contraignantes que celles régissant d’autres sports.

Visiteurs

Cinq pays au palmarès (la nationalité des pur-sang dépend du lieu d’entraînement, ni du lieu de naissance, ni de la nationalité de l’entourage) : France (68 succès), Grande-Bretagne (15), Irlande (8), Italie (6) et Allemagne (2).

Étalons

Six gagnants du Prix de l’Arc de Triomphe ont produit un gagnant à leur tour :

  • Biribi (1926), père de Le Pacha (1941)
  • Djebel (1942), père de Coronation (1949).
  • Ribot (1955 et 1956), père de Molvedo (1961) et Prince Royal (1964).
  • Sea Bird (1965), père d’Allez France (1974)
  • Rainbow Quest (1985), père de Saumarez (1990)
  • Montjeu (1999), père de Hurricane Run (2005).

Huit étalons ont donné plus d’un gagnant :

  • Brûleur (3 gagnants),
  • Tourbillon, Ribot, Riverman, Sadler’s Wells, Montjeu, Cape Cross et Galileo (2 gagnants).

Les trois premiers du Qatar Prix de l’Arc de Triomphe 2016 étaient également issus d’un seul étalon, Galileo, fils de la lauréate de l’édition 1992, Urban Sea, et donc frère du gagnant de l’édition 2009, Sea the Stars. Avant Urban Sea, on notera que Detroit, gagnante en 1980, a produit Carnegie, qui s’est également imposé en 1994.

Propriétaires

  • Marcel Boussac (6 victoires) : Corrida (1936, 1937), Djebel (1942), Ardan (1944), Caracalla (1946) et Coronation (1949).
  • Casaque Aga Khan (6 victoires) : Migoli (1948), Nuccio (1952), Akiyda (1982), Sinndar (2001), Dalakhani (2003) et Zarkava (2008).
  • Khalid Abdullah (6 victoires) : Rainbow Quest (1985), Dancing Brave (1986), Rail Link (2006), Workforce (2010), Enable (2017, 2018).
  • Daniel Wildenstein (4 victoires) : Allez France (1974), All Along (1983), Sagace (1984) et Peintre Célèbre (1997).
  • Michael Tabor (4 victoires) : Montjeu (1999), Hurricane Run (2005), Dylan Thomas* (2007) et Found (2016).
  • Casaque Wertheimer (3 victoires) : Ivanjica (1976), Gold River (1991) et Solemia (2012).
  • Robert Sangster (3 victoires) : Alleged (1977, 1978) et Detroit (1980).

* En association avec Susan Magnier et/ou Derrick Smith.

Entraîneurs

  • André Fabre (8 victoires) : Trempolino (1987), Subotica (1992), Carnegie (1994), Peintre Célèbre (1997), Sagamix (1998), Hurricane Run (2005), Rail Link (2006) et Waldgeist (2019)
  • Charles Semblat (4 victoires): Djebel (1942), Ardan (1944), Caracalla (1946) et Coronation (1949).
  • François Mathet (4 victoires) : Tantième (1950, 1951), Sassafras (1970) et Akiyda (1982).
  • Alec Head (4 victoires) : Nuccio (1952), Saint Crespin (1959), Ivanjica (1976) et Gold River (1991).
  • Frank Carter (3 victoires) : Mon Talisman (1927), Pearl Cap (1931) et Samos (1935).
  • Etienne Pollet (3 victoires): La Sorellina (1953), Sea Bird (1965) et Vaguely Noble (1968).
  • Vincent O’Brien (3 victoires): Ballymoss (1958) et Alleged (1977, 1978).
  • Saeed Bin Suroor (3 victoires) : Lammtarra (1995), Sakhee (2001) et Marienbard (2002).
  • Christiane Head (3 victoires, seule femme au palamrès) : Three Troikas (1979) et Trêve (2013, 2014).
  • John Gosden (3 victoires) : Golden Horn (2015), Enable (2017, 2018).

En 2016 à Chantilly, l’entraîneur irlandais Aidan O’Brien a placé ses trois pensionnaires, Found, Highland Reel et Order of Saint George, aux trois premières places de la course. Les trois premiers étaient également issus d’un seul étalon, Galileo, fils de la lauréate de l’édition 1992, Urban Sea.

Jockeys

  • Lanfranco Dettori (6 victoires): Lammtarra (1995), Sakhee (2001), Marienbard (2002), Golden Horn (2015) et Enable (2017, 2018).
  • Jacques Doyasbère (4 victoires) : Djebel (1942), Ardan (1944) et Tantième (1950, 1951) ;
  • Freddy Head (4 victoires): Bon Mot (1966), San San (1972), Ivanjica (1976) et Three Troikas (1979) ;
  • Yves Saint-Martin (4 victoires): Sassafras (1970), Allez France (1974), Akiyda (1982) et Sagace (1984) ;
  • Pat Eddery (4 victoires): Detroit (1980), Rainbow Quest (1985), Dancing Brave (1986) et Trempolino (1987).
  • Olivier Peslier (4 victoires): Helissio (1996), Peintre Célèbre (1997), Sagamix (1998) et Solemia (2012).
  • Thierry Jarnet (4 victoires): Subotica (1992), Carnegie (1994) et Trêve (2013, 2014).

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