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Monday to Friday: 7AM - 7PM
Weekend: 10AM - 5PM
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Octobre, ParisLongchamp*
Groupe 1, 3ans et au-dessus, 3.100 mètres, 210 000 €
Créé en 1861
Tenant du titre : Technician (m3, IRE par Mastercraftsman et Arosa, par Sadler’s Wells), appartenant à team Valor, élevé par Barronwtown Stud, entraîné par Martyn Meade, monté par Pierre-Charles Boudot.
Record de la course : 3’15’’50, par Allegretto en 2007
La course se déroule en 2020 pour la 131ème fois.
La 130ème édition du Prix Royal-Oak (Gr1), dimanche à ParisLongchamp, est revenue au 3 ans Technician (Mastercraftsman), entraîné par Martyn Meade pour l’écurie Team Valor.
Associé à Pierre-Charles Boudot, le gris venait de remporter le Qatar Prix Chaudenay (Gr2) sur ce parcours après avoir terminé sixième du Saint Leger (Gr1) à Doncaster. Au terme d’une course d’attente, sur un parcours de 3 100 mètres sur une piste rendue très lourde par les nombreuses averses tombées sur la région parisienne ces derniers jours, il s’est rendu maître du français Call the Wind (Frankel), élevé par son propriétaire américain George Strawbridge. C’était sa première confrontation avec les chevaux d’âge.
Ainsi, les deux premiers d’un classique pour stayers européens portent la casaque d’une écurie américaine ! Le favori français Holdthasigreen (Hold That Tiger) s’est bien défendu mais il a dû se contenter de la troisième place à trois longueurs et demie des deux premiers, eux-mêmes séparés d’une bonne longueur.
Technician a été acheté 40 000 € aux ventes Goffs en Irlande. Sa propre sœur vient en revanche d’être adjugée 240 000 € aux ventes Arqana d’août dernier à Phoenix Thoroughbred, un syndicat d’investisseur rival du Team Valor sur la scène internationale.
La deuxième mère de Technician est aussi la troisième mère de Recoletos, gagnant du Prix d’Ipsahan (Gr1) et du Prix du Moulin de Longchamp (Gr1) sous la casaque de la famille Hinojosa.
Ce prix commémore le souvenir d’un étalon qui joua un rôle important dans la fondation de l’élevage du pur sang en France (lire plus bas). Il fut créé en 1861 sous le nom de Grand Prix du Prince Impérial sur une distance de 3.200 mètres. Devient Prix Royal Oak en 1869, année où sa distance est réduite à 3.000 mètres. Ce n’est qu’en 1964 qu’elle sera portée à 3.100 mètres. La course est réservée aux seuls 3 ans, comme toute épreuve dite classique, jusqu’en 1978. Elle a été ouverte aux hongres en 1986.
Elle a eu lieu en 2018 à Chantilly pour préserver les pistes de ParisLongchamp en vue du printemps.
Lors de sa fondation en 1861, le Grand Prix du Prince Impérial était destiné à compléter le programme des courses classiques sur le modèle du système anglais. Il constituait avec la Poule d’Essai et le Prix du Jockey Club les trois rencontres correspondant aux Guinées (1.600 mètres), au Derby (2.400 mètres) et au St Leger (2.920 mètres) afin d’apprécier la valeur des 3 ans sur des distances progressives selon les périodes, mai, juin et septembre. Mais la création en 1863 du Grand Prix de Paris, disputé en juin sur 3.000 mètres, va modifier la mission de la course bientôt nommée Prix Royal Oak. Au fil des ans, le Prix Royal Oak va devenir la contre-épreuve du Grand Prix de Paris. Rôle qui va être le sien pendant un siècle et qui ne sera abandonné qu’avec la réforme du programme qui, en 1979, ouvre aussi la course aux chevaux d’âge.
Classiques
Le Prix Royal Oak a permis à certains vainqueurs classiques de prouver que leur classe intrinsèque était étayée par une tenue à toute épreuve. Voici ces lauréats du Prix Royal Oak ayant auparavant remporté une ou plusieurs des épreuves classiques en Angleterre ou en France. En tout, ils sont trente-huit et appartiennent à la fine fleur de l’élevage français.
Le Royal Oak contemporain
Depuis l’ouverture de la course aux chevaux d’âge en 1979, les chevaux d’âge se sont imposés face aux 3 ans. Les 41 vainqueurs – il y eut dead-heat en 1990 – se répartissent en :
Seulement quatre chevaux sont parvenus à gagner deux fois, Amilynx (1999, 2000), Westerner (2003, 2004), Tac de Boistron (2013 et 2014) et Vazirabad (2015 et 2016).
Royal Oak
Royal Oak, mâle bai brun, par Catton et une fille de Smolensko, naquit en 1823 en Angleterre où il gagna onze courses, quatre à 3 ans et sept à 4 ans… « D’une taille moyenne, bien posé sur ses membres, d’un ensemble parfait, et doué de lignes magnifiques, ses directions articulaires étaient irréprochables, et ses membres réunissaient tout à la fois, la force à la distinction. Sa tête sans être parfaitement carrée avait la plus belle expression et se joignait à l’encolure par une attache gracieuse et souple. Royal Oak réalisait l’idéal du bon et beau cheval tel que peuvent le produire notre latitude et notre climat. »
C’est ainsi qu’est décrit par un fin connaisseur, Ephrem Houël, cet étalon importé en France en 1833 par Lord Seymour qui lui fit faire la monte dans son établissement d’élevage situé à Sablonville (Neuilly), près de la porte Maillot. Le prix de sa saillie était le plus élevé à l’époque en France : 250 F plus 10 F « aux gens d’écurie ». A la liquidation de l’écurie de Lord Seymour en juin 1842, Royal Oak fut acquis par l’Administration des Haras. Il fut d’abord placé au dépôt de Paris, puis au haras du Pin en 1845 jusqu’en 1849, quand usé, il fut réformé. En Angleterre, Royal Oak produisit Slane (1833) qui se révéla un très bon étalon. En France, Royal Oak eut 171 produits de pur sang inscrits au stud-book. Son influence fut grande. Il engendra trois vainqueurs du Prix du Jockey Club, deux du Prix de Diane. Son meilleur produit fut la jument Poëtess (1875, Jockey Club) qui donna naissance à Hervine (Diane et ancêtre des célèbres juments Plaisanterie et Ténébreuse; puis à l’illustre Monarque, cheval remarquable et surtout très grand reproducteur.
Les visiteurs
Avant l’extension du Prix Royal Oak aux chevaux d’âge, les étrangers n’étaient pas intéressés par la course et un seul d’entre eux, le britannique Sicilian Prince, avait effectué en 1962 une tentative victorieuse. Depuis cette extension, ils viennent nombreux. Dès la première année le signal est donné par Niniski entraîné par le major Dick Hern portant victorieusement les couleurs de Lady Beaverbrook. Sept autres entraîneurs anglais suivront son exemple : Henry Cecil avec Ardross (1981) et El Cuite (1986), Luca Cumani avec Old Country (1983), Alec Stewart et William Hasting-Bass avec Braashee et Indian Queen, les ex æquo de 1990, Richard Hannon avec Assessor (1992), Bary Hills avec Moonax (1994) et Paul Cole avec Mr Dinos (2002). Et les Irlandais ne seront pas en reste, John Oxx obtenant la victoire avec Ebadiyla (1997) et Dermot Weld avec Vinnie Roe (2001). A ces étrangers, est venu s’ajouter en 2005, le vétéran britannique entraîné par Hughie Morrisson, Alcazar, âgé de 10 ans et placé les deux années précédentes. Ce Prix Royal Oak ne constituait que la vingt-huitième course disputée depuis l’âge de 2 ans par Alcazar, sa carrière ayant été interrompue à plusieurs reprises par des ennuis aux jambes.
Au cours des dix dernières années, les étrangers sont sortis vainqueurs à trois reprises : en 2007, la pouliche Allegretto, dans un temps-record, entraînée en Angleterre par Michael Stoute ; en 2008, le glorieux vétéran Yeats entraîné en Irlande par Aidan O’Brien qui devançait cette même Allegretto ; en 2009, l’anglais Ask aussi entraîné par Michael Stoute. Mais en 2010, cette série a été interrompue par le français Gentoo qui confirmait ainsi sa victoire obtenue dans le Prix du Cadran trois semaines avant ; et en 2011, par une autre française Be Fabulous, imitée en 2012 par son compatriote Les Beaufs âgé de 3 ans. Mais que dire du lauréat de 2013, le 6 ans Tac de Boistron ? Il a effectué sa carrière en France, avant d’être acquis à l’automne 2012 par Australian Thoroughbred Bloodstock qui l’a confié à l’italien Marco Botti exerçant son activité en Angleterre, et il s’est imposé à nouveau l’année suivante pour le même entourage. Depuis, nouveau doublé de Vazirabad pour l’écurie française de l’Aga Khan avant une nouvelle victoire anglaise, celle de Logician en 2019.
Trois femmes ont entraîné un vainqueur de la course : Christiane Head-Maarek avec Agent Double (1984), Corine Barbe avec Red Roses Story (1996) et Valérie Seignoux avec Les Beaufs (2012).